Biocontrôle : L'AGREF obtient une dérogation pour le "Lovell"

Publié le 25 janvier 2021 à 06h00

Catégorie : Actualités

Lors de la e-Green Golf Convention, Ollivier Dours, responsable R&D au sein de l4AGREF, a insisté sur le rôle clé de l’Institut Ecoumène pour la filière, notamment en prenant l’exemple de la dérogation obtenu par le produit de biocontrôle « Lovell » pour un usage « Gazons de graminées à vocation sportive ».

Commercialisé par Koppert, « Lovell » est un produit de biocontrôle à base d’huile de paraffine autorisé pour son action insecticide sur certaines cultures fruitières. Grâce au travail de l’AGREF (et notamment son Institut de recherche Ecoumène) depuis six ans sur ce produit, la filière a obtenu une dérogation de 120 jours pour une utilisation fongicide sur les gazons de graminées à vocation sportive comme les golfs, les terrains de football et de rugby ainsi que les hippodromes.

Cette procédure particulière a été mise en place dans le cadre des mesures d’urgence phytosanitaire. Il se passe en effet parfois plusieurs années entre la demande d’homologation d’une spécialité commerciale et sa mise en marché. C’est pourquoi, le règlement européen (CE) n°1107/2009, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, prévoit dans son article 53 un cadre dérogatoire adapté à ces situations spécifiques. Chaque Etat membre peut ainsi autoriser pour une période de 120 jours la mise en marché d’une spécialité en vue d’un usage limité et contrôlé, si aucun autre moyen ne permet de maîtriser un bioagresseur donné. Chaque AMM (autorisation de mise sur le marché) de 120 jours précisent le couple plante*bioagresseur ciblé, le produit autorisé, la période durant laquelle il est permis de l’utiliser et les conditions de l’emploi.

Cette dérogation a été validé par le Ministère de l’Agriculture le 19/01/2022, avec une mise en application immédiate contre les fusarioses et helminthosporioses.

Et Ollivier Dours de conclure sur la nouvelle démarche à adopter pour réussir ensemble à relever le défi du Zéro Phyto : « Il faut revenir aux fondamentaux, c’est à dire l’agronomie. C’est un véritable challenge, abordable pour les intendants et les gestionnaires mais qui demande de s’adapter et de changer certaines pratiques. Il faut de véritables connaissances qui se développent par la formation« .

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