Aurillac : Dans les coulisses du passage en synthétique à Jean-Alric
Publié le 10 juillet 2026 à 07h00
Catégorie : Actualités
Dans les tuyaux depuis de nombreux mois, les travaux du futur terrain synthétique ont débuté lors de l’intersaison au stade Jean-Alric d’Aurillac. Arthur Gach, chef d’équipe de l’unité chargée des équipements sportifs extérieurs, nous raconte.
Il n’y aura plus de gazon naturel à Jean-Alric. Une décision certes rendue officielle il y a plusieurs mois, mais qui prend aujourd’hui encore plus de sens lorsque l’on voit l’avancée des travaux à Aurillac. Les pensionnaires de Pro D2 évolueront dès la reprise du championnat sur une pelouse synthétique, confirmant une fois de plus la tendance à l’artificialisation des surfaces de jeu en Pro D2 (Colomiers passe également en synthétique cette intersaison).
Une décision murement réfléchie
Si le jeudi 21 mai marquait le coup d’envoi des travaux au stade Jean-Alric pour une durée de trois, la décision de passer au synthétique est connue depuis de longs mois. Elle a notamment été motivée par les hivers difficile passés à Aurillac, où il devenait difficile de maintenir une pelouse de haut-niveau de façon constante. « Il n’y aura plus le problème du gel et tous ces matchs plus ou moins remis qui causaient d’énormes difficultés aux services techniques de la ville et au stade. Il y a de la nostalgie. Ce soir, à la vente de ces carrés qui iront à l’école de rugby, certains seront un peu nostalgiques », confiait Thierry Leymarie, conseiller délégué aux événements sportifs d’Aurillac Agglo.
« Le choix d’un terrain synthétique a été fait afin de limiter les coûts d’entretien et de permettre à l’équipe professionnelle de s’y entraîner tout au long de la semaine. Néanmoins, un terrain naturel sera probablement utilisé lorsque les matchs du week-end se dérouleront sur ce type de surface. Une rénovation du terrain était nécessaire et c’est ce revêtement qui a été choisi par Aurillac Agglomération », nous souffle Arthur Gach, chef d’équipe de l’unité chargée des équipements sportifs extérieurs.
Parmi les économies, celles relatives à la gestion de l’eau ont pesé dans la balance. Il fallait entre 2000 et 2500 m3 d’eau pour entretenir la pelouse naturelle de Jean-Alric toute la saison selon Edouard Mulot, directeur des équipements sportifs d’Aurillac agglo. Il n’en faudra désormais plus que 60 m3 pour humidifier le terrain avant les matchs, comme confié au journal La Montagne. « Quand on pose le synthétique, il y a un sable de lestage qui vient dessus et ensuite on a un remplissage en liège. La Ligue nationale de rugby nous demande d’arrosage un peu avant pour maintenir ce remplissage en place, le stabiliser », ajoute-t-il dans le quotidien local.
Le choix du remplissage liège
Les travaux sont réalisés par Tarkett Sports (comme à Biarritz, Montauban ou Colomiers), avec un remplissage en liège. Il y a eu un important travail de terrassement afin de redonner au terrain une pente conforme, puis la réalisation d’un fond de forme de qualité, d’un système de drainage performant et d’un système d’arrosage.
La commune disposait déjà d’un terrain synthétique et ne démarre pas de zéro au niveau de l’entretien de ce type de surface. Toutefois, une pelouse professionnelle nécessite un entretien plus technique, précis et régulier. L’agglomération a donc investi dans du matériel spécifique (brosse, dépollueur, etc.) pour garantir des conditions de jeu optimales.
Vers des hivers plus sereins ?
Avec ce nouvel outil, les hivers seront-ils plus sereins du côté de l’équipe d’entretien ? Pour rappel, fin 2025, les agents techniques avaient vécu l’enfer hivernal pour maintenir la pelouse de Jean-Alric. Neige, bâchage, gel… Les sept opérateurs avaient mis pas moins de 7 heures pour débâcher le terrain. L’arrivée du synthétique doit éviter que ce genre d’épisode pénible ne se reproduise.
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« Concernant la période hivernale, nous savons gérer la présence de neige sur ce type de terrain. En revanche, les périodes de fortes gelées risquent d’être plus complexes à gérer, car nous savons que le remplissage naturel en liège est gélif, contrairement aux anciennes générations de remplissage en SBR (caoutchouc). Il reste à voir à partir de quelle température celui-ci gèle et si le dispositif de bâchage sera nécessaire, comme c’était le cas avant », s’interroge toutefois Arthur Gach.
Avec ce choix, Aurillac tourne la page du gazon naturel et confirme une tendance de fond observée en Pro D2 avec l’émergence des pelouses synthétiques pour répondre aux impératifs d’exploitation, de disponibilité et de spectacle.
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