Un bouquet de solutions inédites au Stade Armandie

Publié le 1 septembre 2020 à 12h00

Catégorie : Actualités

Ces derniers mois, le service des espaces verts de la ville d’Agen a expérimenté sur le terrain du SUA un hydrogel améliorant la résistance à la sécheresse du gazon.

Un nouvel acteur a récemment fait son apparition sur le marché des terrains de sport engazonnés hexagonaux : la société de conseil GTN (Greentechnovation), dirigée par Antonio Sousa, porteuse de solutions jusqu’ici inédites en France, dont un intrant également applicable aux espaces verts. Répondant au nom commercial de Polyter, ce fertilisant sous forme d’hydrogel est utilisé depuis plusieurs décennies afin de favoriser la rétention d’eau au niveau des systèmes racinaires. Et donc, de réduire l’arrosage (jusqu’à 80% selon GTN).

Ce produit a été expérimenté il y a trois ans par le service des espaces vert de la ville d’Agen sur plusieurs massif d’arbres dépourvus de systèmes d’arrosage automatique. Après un semestre complet, et seulement deux ou trois arrosages (aucun en période estivale), le nombre d’arbres morts s’est avéré suffisamment faible pour que l’essai s’avère concluant, comme l’explique Julien Garbino, responsable du service des espaces verts d’Agen :

« Nous avons assuré un suivi du premier massif durant l’été, au cours duquel seulement sept sujets sont morts. Nous avons ensuite fait d’autres essais sur des massifs plus petits. Sans les supprimer complètement, le recours au produit a permis de grandement limiter les besoins d’arrosage…»

Ayant également la charge du Stade Armandie, Julien Garbino a alors entrepris d’appliquer Polyter sur le terrain du Sporting Union Agen. Le gazon d’Armandie pousse sur un substrat sableux, donc avec une faible capacité de rétention d’eau. Julien Garbino et son équipe ont donc testé Polyter sur deux demi-en-buts – afin de ne pas impacter la surface de jeu – pendant les trois derniers mois.

Le produit a été appliqué avec l’autre solution portée par GTN : Dryject, une machine à air comprimé capable d’effectuer en une même passe les opérations de sablage et d’aération. Un matériel utilisé et fourni par Vibeiras, branche « paysage » du groupe de BTP portugais Mota-Engil (en charge des chantiers des stades de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations au Cameroun). Pour Antonio Sousa, la machine et l’hydrogel forment un attelage optimal :

« En utilisant Dryject, on peut mieux cibler des zones d’application de Polyter. On peut toutefois utiliser indépendamment Dryject ou Polyter. Mais jusqu’ici, je n’avais pas encore trouvé de machine suffisamment précise pour l’application de ce dernier. »

Voici une vidéo prise au Stade Armandie lors de l’application du Polyter à l’aide du Dryject :

Pour Julien Garbino, l’expérience est concluante à plus d’un titre :

« En juin dernier, nous avions déjà constaté les effets positifs de la solution : un de nos arroseurs était tombé en panne, mais la zone qu’il était censé couvrir et qui avait été traitée par le produit n’a pas souffert de la sécheresse, contrairement à la zone non-traitée… »

Mais le technicien souligne d’autres avantages. A commencer par la grande précision de la machine pour l’injection de sable, qui n’aurait occasionné que très peu de pertes. Le Dryject offre également un gain de temps : mobilisant deux opérateurs, il est en mesure de traiter 1 ha/jour. Par ailleurs, le mode d’injection se fait sans évacuation de terre ; ainsi, le terrain est immédiatement praticable après l’opération.

redaction.gsph24atprofieldevents.com (Idir Zebboudj)

crédit vidéo: Pascal Cailly

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