Le Golf du Lac d'Annecy : nouveau projet d'arrosage et gestion d'un parcours situé sur une zone naturelle

Publié le 17 mai 2021 à 05h00

Catégorie : Pratiques

Nous avons rencontré Jean-François Druilhe, greenkeeper du Golf du lac d’Annecy, qui nous présente dans cette deuxième partie de l’interview exclusive, le nouveau projet de rénovation du système d’arrosage, la particularité de la gestion d’un golf situé sur une zone classée « réserve naturelle » et nous dévoile sa vision en ce qui concerne l’évolution du métier de greenkeeper dans les prochaines années.

Dans cette deuxième partie de l’interview de Jean-François Druilhe, le greenkeeper du Golf du lac d’Annecy nous dévoile ses nouveaux projets, sa vision sur l’évolution du métier de greenkeeper dans les années à venir et la particularité d’entretenir un parcours de golf situé sur une zone classée « réserve naturelle« . Nous vous dévoilions sa méthode en ce qui concerne les opérations de regarnissage des greens danscet articleet la première partie de son interview est disponible danscet article.

Situé sur une zone rocheuse, le parcours subit de fortes chaleurs et cela entraîne des contraintes au niveaude l’arrosage. Jean-François Druilhe et son équipe, mènent une réflexion et sont accompagnés par les agences de l’eau, des entreprises et des consultants pour modifier le systèmed’arrosage vieillissant sur des greens qui ont plus de trente ans. Ce projet de rénovation viseà individualiser chaque arroseur des greens pour mieux maitriser l’arrosage et réaliser des économies en eau. Un dossier a été déposé aux agences de l’eau pour que ces travaux soient subventionnés et qu’ilsdémarrent l’année prochaine.

Etant sur lesite « classé du Roc de Chère« , le golf du Lac d’Annecys’est rapproché d’Asters, le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie , il y a quelques années où ilstravaillent en partenariat sur plusieurs thématiques liées à la préservation des milieux naturels. « L’équipe d’entretien du golf effectue notamment une fauche tardive sur les mésobromions (pelouses sèches situées en dehors et dans la réserve naturelle) notamment autour du trou n° 13 (vallon des Bulimes) situé dans la réserve naturelle. Asters vient en appui technique, sur sollicitation, lorsque c’est nécessaire. Plusieurs rencontres ont eu lieu en 2017 afin d’échanger sur les fauches tardives, le réaménagement de l’entrée côté Echarvines via le projet Grands Lacs Alpins« . Ces initiatives permettent delaisser monter le gazon pour augmenter la biodiversité sur le parcours.

Pour poursuivre cette démarche, le club a monté un dossier pour obtenir le label argent duProgramme Golf pour la Biodiversité

Enfin, Jean-François Druilhe explique quele métier d’intendant « subit en ce moment d’importantes remises en cause notamment avec ledéveloppement des maladies sur les parcours. Il est important de sensibiliser les golfeurs sur le fait que la suppression de certains produits vont changer les parcours. Il faut également mieux communiquer entre greenkeepers pour se donner des solutions« .

redaction.gsph24atprofieldevents.com (Lucas Sanseverino)

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