Retour du Bipalium Kewense : un ver exotique toxique envahissant

Publié le 6 décembre 2021 à 06h00

Catégorie : Pratiques

Annoncé par l’AGREF, le Bipalium Kewense, un ver exotique toxique envahissant, est de retour dans certaines zones de la France et cela est problématique pour la biodiversité locale.

« Retour dans le département 40 du Bipalium kewense, une espèce de ver exotique toxique envahissant, appartenant à la famille des plathelminthes, qui a été déjà observée en 2019, ce qui confirme son installation. C’est une mauvaise nouvelle. » Voici ce qu’a annoncé l’AGREF sur son site et sur ses réseaux sociaux. Et cela est problématique car« la prolifération, du fait du réchauffement, de certaines populations d’insectes du sol, ravageurs des gazons et autres végétaux et le cortège des animaux qui s’en nourrissent comme les sangliers et blaireaux risque de renforcer les dégâts observés sur nos golfs.« .

Comme les hannetons japonais, les frelons asiatiques ou encore les champignons telle que la Pyriculariose qui impacte les stades, ces nouveaux organismes sont nuisibles. Ces différentes espèces dePlathelminthes terrestres se sont installées en France à cause de la mondialisation et notamment dutransport de plantes, qui passe de continent en continent, et cela représente une menace importante pour la biodiversité en France et en outre-mer à prendre en considération. A travers le recensement de cette population pardes chercheurs et grâce à la participation du public, cette invasion a pu être identifiée.

Ce ver, nommé »Diversibipalium multilineatum » et d’origine asiatique, a une taille moyenne de 5 cm mais peut mesurer jusqu’à 40 cm de longueur et sont reconnaissables grâce à leur tête en forme de « marteau » comme l’explique un article publié par France Tv Info en collaboration avec les chercheurs de l’Isyeb (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, Muséum national d’histoire naturelle, Sorbonne Universités). Il existe également une espèce géante : les bipaliinés, appartenant aux genresBipaliumetDiversibipalium, qui peuvent atteindre 1m de long.

Au niveau de leur consommation alimentaire, ces Plathelminthes terrestres se nourrissent des animaux de la faune du sol, ce qui représenteune importante menace pour la biodiversité des sols ainsi queleur équilibre écologique. « LesBipaliumsont des prédateurs de vers de terre, capable de tuer et manger des proies beaucoup plus grandes qu’eux. Pour tuer leurs proies, lesBipaliumpossèdent unarmement chimique incluant la tétrodotoxine, un des neurotoxiques les plus puissants au monde, mille fois plus actif que le cyanure (latétrodotoxineest le poison des fameux poissons Fugu). »

Comme identifié par l’AGREF, cette espèce se développe facilement dans le sud et plus précisément dans les Pyrénées-Atlantiques,notamment dans la partie côtière entre Bayonne et la frontière espagnole, car ces vers ne supportent pas le froid en hiver et la sécheresse en été. Les Pyrénées-Atlantiques se caractérisent par unhiver doux et un été peusec, un endroit idéal pour le développement de cette espèce.

Voici une carte de leur localisation :

File:Figure 01 (PeerJ 4672) - Map Bipalium.png - Wikimedia CommonsFile:Figure 27 (PeerJ 4672) - Map Bipalium - Pyrenees atlantiques.png -  Wikimedia Commons

Source : AGREF &chronique scientifique de la biodiversité, « En direct des espèces » parpar France Tv Info en collaboration avec les chercheurs de l’Isyeb

redaction.gsph24atprofieldevents.com (Lucas Sanseverino)

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