Les exigences d'entretien de la pelouse du Stade de la Mosson

Publié le 13 juin 2019 à 07h04

Catégorie : Pratiques

Thierry Guittet, Directeur des Sports, et Thierry Bousquet, Responsable de secteur à la Métropole de Montpellier Méditerranée, nous ont apporté quelques précisions concernant les exigences d’entretien du terrain du Stade de la Mosson par les différentes instances pour accueillir la Coupe Du Monde Féminine de Football.

Nous sommes en plein cœur de la Coupe du Monde Féminine de Football et le Stade de la Mosson est l’un des stades hôtes. Il a d’ailleurs accueilli la rencontre opposant le Canada face au Cameroun (1-0) ce lundi soir. Nous avions rencontré quelques semaines auparavant le Directeur des Sports Thierry Guittet et le Responsable de secteur Thierry Bousquet à la Métropole de Montpellier Méditerranée. Lors de cette interview, ils reviennent notamment sur l’entretien du terrain du Stade de la Mosson pour cette compétition.

« Il n’y a pas eu de travaux importants réalisés pour la Coupe du Monde car le délai entre la compétition et la fin du championnat était trop serré. Cependant nous avons fait quelques petites opérations classiques » déclare Thierry Bousquet.

La compétition a tout de même été préparée dès le début de l’année comme nous l’explique Thierry Guittet :

« Nous avons commencé de préparer cette Coupe du Monde depuis le mois de janvier. Nous savions depuis longtemps que nous avions été retenus pour accueillir cette Coupe du Monde et que le sujet « pelouse » serait un sujet sensible. Nous avons eu plusieurs contrôles de la part de la LFPet de la FIFA pour nous amener à l’excellence. Tout au long de l’année les exigences sont très importantes pour le championnat,mais avec la FIFA elles le sont encore unpeu plus « .

Montpellier est une ville où le sport est très présent au plus haut niveau à l’image du MHSC Foot ou encore du MHR (GGL Stadium). Nous avons demandé quelles sont les différences d’exigence d’entretien de la pelouse de la part de la Ligue de Football Professionnel (LFP) et de la Ligue Nationale de Rugby (LNR).

Concernant la LNR, Thierry Bousquet explique que :

« La procédure est en phase de démarrage, il s’agit d’exigences basées sur une photo prise à un instant T. Deux experts travaillant chez Labosbort mandatés par la LNR nous rendent visite et réalisent des tests concernant laperméabilité, lerebond ou encore la dureté du terrain. Il y a seulement deux visites, une au mois d’octobre et une au mois de mai, et les experts se font leurs avis après ces journées pour le reste de la saison. Il n’y pas la régularité que l’on retrouve chez la LFP et cela peut être contraignant si le jour de la visite le terrain n’est pas en bon état suite à des intempéries par exemple. Le jugement sera effectué pour le reste de l’année alors que le terrain peut être en très bon état la semaine suivant leur visite« .

Quant aux exigences de la LFP, « le système est bien rodé car il est en place depuis 5-6 ans. C’est un jugement moins théorique car il n’y a pas d’analyses mais il est plus objectif dans le sens où ils interrogent les acteurs comme les joueurs, les entraîneurs ou encore les arbitres sur une saison entière« .

Enfin, ils nous confient que « la LFP et la LNR communiquent ensemble pour amener des pelouses de la meilleure des qualités possibles ».

La suite de cette interview paraîtra dans les jours à venir.

redactionateprofield.com (Lucas Sanseverino)

Crédit Photo © Radio France – Pascale Viktory

Visitez nos
autres sites