Scott Brooks : "J'ai opté pour un système utilisé au Brésil pour arroser la pastèque et je l'ai adapté au football"

Publié le 5 juillet 2020 à 05h00

Arrivé en janvier pour s’occuper du gazon de l’Allianz Riviera, Scott Brooks, le Head Groundsman de l’OGC Nice, met à profit son expérience pour gérer au mieux l’antre des Aiglons. Le club a réalisé une interview où il évoque ses grands projets, sa méthode et ses objectifs.

Nous vous l’avions présenté dans cet articlelors de sa venue en janvier,Scott Brooks, le Groundsman de l’OGC Nice, est venuapporter son savoir-faire afind’offrir des conditions de travail optimale auxjoueurs de l’OGC Nice. Le club l’a interviewé pour qu’il évoqueses grands projets, sa méthode et ses objectifs. Lui qui a géré les pelouses d’Arsenal, de Tottenham ou encore du Saint George’s Park, n’a pas hésité à donner sa visiondes choses dèsson arrivée à Nice.

À mon arrivée, j’ai fait une évaluation complète de toutes les infrastructures, et je n’étais vraiment satisfait que de l’une d’entre elles. Les deux terrains situés à côté du terrain d’honneur ne pouvaient pas atteindre le niveau de performance que je ressentais comme requis pour un athlète professionnel.

Pour Scott Brooks, un bon terrain de football se caractérise par« tous les standards qui permettent deprotéger le joueur contre les blessures, mais aussipourqu’ils puissent atteindre leur niveau maximum ». Pour lui, le terrain est le principal responsable des blessures des joueurs.D’où la mise en chantierdes rénovations des terrains.

Scott Brooks a également été surpris par les conditions météorologiques qui touchent le Sud de la France.

En fait, je pense que le sud de la France, par rapport à l’ensemble des pays de l’Europe, est l’un des climats les plus difficiles pour faire entretenir un gazon. Nous n’avons jamais vraiment un temps parfait pendant une période durable. Les terrainspeuvent êtretrès bons en avril ou en mai, parfoismême en octobre, mais ils ne sont pas parfaits tous les mois pour le reste de lasaison. Mon plus grand défi est de créer un terrain qui convient à chaque mois de la saison.

Le Groundsman a également révolutionné le système d’irrigation du terrain en mettant en place des réservoirsafin de ne pas manquer d’eau en cas de restriction ou de problème avec l’eau du réseau. La puissance dusystème de mise en pression de l’eauaégalement été rénovéafin que « l’eau aille là où elle est censée aller et en réduisant son utilisation. À long terme, j’espère que cela permettra d’économiser environ 30% de notre consommation en eau« .

La mise en place de tout cela est peu ordinaire puisque Scott Brooks a utiliséune méthode provenant du Brésil qui n’a rien à voir avec le milieu du sport.

J’ai opté pour un système utilisé au Brésil pour arroser la pastèquecar le climat là-basest généralement assez sec, comme ici à Nice. Je l’ai adapté pour l’utiliser ici dans le monde dufootball. Ce sera le premier de ce type.

redaction.gsph24atprofieldevents.com (Lucas Sanseverino)

Source :Interview réalisée par l’OGC Nice sur son site officiel

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