Coupe du Monde : Pourquoi la pelouse de Houston a-t-elle été posée si tardivement ?

Publié le 9 juin 2026 à 07h00

Catégorie : Actualités

Posée à seulement quelques semaines de la compétition, la pelouse du stade de Houston a suscité de vives interrogations. La FIFA a expliqué les raisons d’une pose si tardive.

Houston Stadium FIFA World Cup 2026

Alors que le coup d’envoi de la Coupe du Monde s’avançait à grand pas et que tout se mettait en ordre de marche sur le continent américain pour accueillir les 48 équipes, quelques vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont suscité de vives interrogations. Celles-ci dévoilaient la pose de la dernière des 16 pelouses du tournoi au Houston Stadium, à seulement 9 jours du début de la compétition. La FIFA a apporté des explications à un timing qui peut surprendre bon nombre d’observateurs.

 

Une mise à disposition tardive

En raison des calendriers de chaque enceinte, la FIFA a pu prendre possession des lieux que tardivement comme l’explique Ewen Hodge, responsable des infrastructures pour la fédération internationale : « On n’a pu accéder au stade [de Houston] qu’à partir du 1er mai, ce qui fait que le processus a duré un peu plus d’un mois. »

A partir de cette date, les travaux se sont enchainés pour convertir une pelouse synthétique qui accueille habituellement les matchs de NFL des Houston Texans. « On pose d’abord une couche de base, une structure géocellulaire en nid d’abeille, puis les tuyaux d’arrosage par-dessus, avant d’ajouter 25 centimètres de sable. On active le système d’arrosage, on met le tout parfaitement à niveau, on déroule le gazon par-dessus et enfin, on procède à la couture », ajoute-t-il.

 

Un manque de lumière dans les stades couverts

A Houston, la pose tardive de la pelouse se justifie également par les caractéristiques mêmes du stade. Habitué aux rencontres de NFL sur une pelouse synthétique, il est équipé d’un toit rétractable qui limite l’exposition à l’ensoleillement et n’offre pas des conditions optimales à la croissance au gazon. Le choix a été fait d’installer la pelouse au plus près du début de la compétition afin de réduire la période durant laquelle elle devrait être maintenue sous éclairage artificiel.

Toutes les pelouses sont désormais opérationnelles pour le début de la compétition, le 11 juin. Pour autant, le travail d’Alan Ferguson et d’Ewen Hodge n’est pas terminé, bien au contraire. Ils vont désormais regarder chaque match avec un œil attentif. « Je prêterai une attention particulière au rebond et à la vitesse du ballon sur la surface, ainsi qu’à l’interaction des joueurs avec le terrain. Glissent-ils et tombent-ils, ou peuvent-ils enchaîner tous les mouvements souhaités en restant sur leurs appuis ? Mais aussi l’aspect visuel du terrain et la manière dont tout cela contribue au spectacle », a énuméré Alan Ferguson. « On analysera les ralentis. Si le ballon a un mauvais rebond, on le verra. Est-ce qu’un joueur tombe à cause de la pelouse ou suite à un contact ? On surveillera tous ces détails et si un problème survient ou si on reçoit des commentaires, on peut les transmettre à nos équipes sur le terrain immédiatement après le coup de sifflet final. »

Corentin RICHARD

Visitez nos
autres sites