Objectif "0 phyto" pour le Golf du Beaujolais avec Jean-Michel Thibaudet

Publié le Mercredi 03 avril 2019 à 10:33

Jean-Michel Thibaudet, intendant du Golf du Beaujolais au sein de la société Tarvel, nous explique comment est entretenu ce golf qui surplombe le Vignoble du Beaujolais à Lucenay. 

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Pourriez-vous vous présenter ? Avec qui et comment travaillez-vous ?

Je travaille pour la société Tarvel au sein du Golf du Beaujolais situé à Lucenay dans le 69. Nous sommes prestataires avec un contrat d'entretien sur 5 ans qui est renouvelable. Nous avons un mode de fonctionnement différent des autres golfs car nous avons une équipe dédiée au parcours, nous travaillons par contrat avec une responsabilité au niveau des clients. Nous avons également des objectifs financiers au niveau entreprise qui nous astreignent à un budget serré, ce qui engendre des contraintes supérieures par rapport aux golfs concurrents qui ont généralement des budgets plus larges et des équipes plus étoffées.

Au niveau du personnel, en pleine saison, nous sommes quatre et sinon je lâche du personnel le reste de l'année où l'on peut être seulement deux en fonction des travaux. Ces périodes sont compliquées pour entretenir le parcours. Au niveau de l'entretien nous offrons une prestation moyenne en fonction du budget que l'on nous attribue et du nombre de personnes dans l'effectif mais nous faisons du bon travail et les joueurs sont en général très satisfaits.

 

Quel est votre parcours personnel ?

J'ai commencé dans les années 80, j'ai fait la deuxième session de l'école de Greenkepper à Neuvic, nous étions les tout premiers ! Puis je suis parti faire mon service militaire sur un golf à Salon-de-Provence et après je suis parti plus de 10 ans en région parisienne. J'ai également travaillé avec une société japonaise. Je suis revenu dans la région dans les années 90 sur Mâcon puis j'ai réintégré Tarvel en 2003. Le golf est avant tout une passion, je pratique également la discipline qui me permet d'avoir un recul pour mieux comprendre le parcours et ses fonctionnalités par rapport aux circonstances de jeu. Le métier de greenkeeper est également un métier de passion, il faut être passionné. Lorsque nous testons de nouvelles méthodes et que l'on obtient un bon résultat, c'est satisfaisant surtout que cela préserve notre santé et l'environnement. Il y a une époque où l'on utilisait beaucoup de produits chimiques, il y a eu des abus et on se rend compte qu'il faut arrêter surtout au niveau de la santé et de l'environnement.

 

Depuis combien de temps Tarvel intervient sur l'entretien de structure sportives ? S'occupe-t-elle d'autres infrastructures sportives ?

La société-mère était à Charbonnières-les-bains et intervient depuis les années 60-70. Nous avons beaucoup progressé depuis une dizaine d'années, nous sommes passés de 200 à 600 personnes. Nous travaillons également sur d'autres golfs : celui de Vittel Ermitage et celui d'Opio ValbonneNous avons une "ouverture" avec le Club Med qui devrait se développer. Tarvel intervient également sur des terrains de football amateurs.

 

Pourriez-vous décrire le parcours du Golf du Beaujolais ? Comment les zones de jeu et les obstacles sont-ils répartis ?

C'est un golf de 60 hectares dont 1.5 hectare de greens et autant en départs, 11 hectares de fairways, 30 hectares de roughs. Le reste est composé d'étangs, de bois et nous avons beaucoup de bunkers, il y en a environ 80.

 

Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

Au niveau fertilisation, nous avons pour objectif d'évoluer au niveau du respect de l’environnement, c'est le leitmotiv de la société Tarvel. Pour cela, nous allons limiter les intrants, gérer au minimum toutes les opérations toxiques comme les fertilisations et les traitements lourds. L'objectif est de...